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Partenariat SONATRACH-BP-Statoil 

Accroître les réserves gazières

Le déploiement de  la compagnie nationale des  hydrocarbures Sonatrach se confirme et fait l’objet d’une réalité indéniable. 

Après l’optimisation  des relations de partenariat avec la compagnie française Total et l’italienne ENI, c’est au tour de la britannique British Petroleum  et de la norvégienne Statoil d’être conviées, hier au siège de la direction générale de Sonatrach pour la  signature d’un  avenant  du contrat d’association  relatif à l’exploitation du  gisement d’In Amenas, plus précisément celui  de Tiguentourine dans le bassin d’Illizi, à 40  km au sud-ouest d’In Amenas.  

Le contrat ainsi   renouvelé témoigne, de l’avis de M. Salah Mekmouch, vice-président de Sonatrach «du renforcement des relations de partenariat gagnant-gagnant  avec ces deux grandes compagnies avec lesquelles nous  avons également engagé des discussions sur une série de dossiers de coopération». 

M. Mekmouche est le signataire pour Sonatrach de ce nouveau contrat également paraphé par le PDG de BP Algérie M. Wissam El Mounthiry ainsi que le vice-président de  Statoil M. Evan Fuery. La cérémonie qui s’est déroulée en présence du PDG de Sonatrach M. Abdelmoumen Ould Kaddour a été rehaussée par la présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni M. Barry Lowen et de la Première secrétaire de l’ambassade du Royaume de  Norvege, Mme Karoline Kjeldsen. En vertu de ce nouveau  contrat, les trois parties, Sonatrach, BP et Statoil, ont convenu de «nouvelles opportunités d’investissement de réserves au niveau du périmètre d’In Amenas, comprenant le gisement de Tiguentourine, et ce via un potentiel additionnel de production gazière de l’ordre de 11 milliards de mètres cubes annuellement. Il est donc question de la consolidation des capacités de production à Tiguentourine qui produit actuellement une quantité de 9 milliards de m3/an. A noter qu’au  niveau de ce même gisement, Sonatrach et ses deux partenaires ont consenti un investissement de 3,4 milliards de  dollars, ce qui a permis de réaliser depuis 2006, une production cumulée de 78 milliards de m3 de gaz. Le contrat signé hier  prévoit la mise en œuvre d’un  programme d’investissement supplémentaire, d’un montant supérieur à  500 millions de dollars comprenant notamment le forage de   nouveaux puits (une soixantaine), l’installation de nouvelles unités de stockage et la réalisation d’un projet de compression. «Ce programme des travaux  permettra ainsi de maintenir un niveau de production commerciale du gisement de Tiguentourine au-delà de 2035 ».

Une compagnie solide portée sur l’international 

 Le groupe Sonatrach termine l’année 2017 «en beauté» pour paraphraser son PDG, Abdelmoumen Ould Kaddour. Lors d’un point de presse au terme de la cérémonie, il a surtout qualifié de «signe de très fort» la signature de contrat avec les deux compagnies BP et Statoil. «Ces deux partenaires étrangers sont des entreprises dont la notoriété internationale n’est plus a démontrer et si elles ont décidé de venir en Algérie pour y investir dans le cadre de la coopération avec Sonatrach, cela démontre que le pays est fréquentable, stable, sérieux et offre des opportunité d’investissements intéressantes» a- t-il appuyé. Il a fait état du bilan des activités très denses de Sonatrach durant les cinq dernières semaines et qui sont à même de certifier autant de son déploiement manifeste que de sa solidité en tant qu’entreprise. «On a eu une série d’événements importants» dira M. Ould Kaddour. Le premier se rapporte à l’inauguration du champ gazier de Regagne par le Premier ministre», mettant l’accent sur son importance ayant fait l’objet d’une stratégie de développement optimisée dans le cadre d’un partenariat avec les opérateurs étrangers. Le second événement est la signature de cinq conventions cadres avec des entreprises algériennes a encore affirmé le PDG, expliquant qu’initialement ces conventions ont fait l’objet d’un avis d’appel d’offres international qui a été par la suite confié à des sociétés algériennes.

Les visites du PDG du groupe français Total et celui de la compagnie italienne ENI ont été citées également par M. Ould Kaddour non sans mettre en relief l’accélération du partenariat avec ces deux entreprises dans divers domaines énergétiques, entre autres les énergies renouvelables, la pétrochimie et même l’exploitation des ressources non conventionnelles. «Le partenariat avec la compagnie ENI porte sur une dizaine de sujets tous important les uns que les autres» tiendra-t-il à préciser. en tout état de cause, la multitude de contrats signés entre Sonatrach et ses partenaires étrangères renforce la conviction du PDG M.Ould Kaddour quant à la stabilité du pays, d’une part et la fiabilité de la compagnie qu’il dirige, d’autre part. 

En quête d’investissement en Irak 

A une question sur le déploiement à l’international et notamment en Irak, le même responsable informe qu’une délégation composées d’experts et de responsables de Sonatrach se rendra la semaine prochaine en Irak pour s’enquérir des opportunités de partenariat avec ce pays. L’objectif visé de cette démarche se rapporte, dans une première phase aussi bien au développement du secteur énergétique irakien que la commercialisation de son pétrole et gaz, a-t-il expliqué. En seconde phase, poursuit M. Ould Kaddour, il est prévue lors de la visite du ministre irakien en janvier 2018 à Alger, afin de «booster» les voies de partenariat. «Il faut que Sonatrach gagne en envergure à l’international, c’est une nécessité» a-t-il dit en informant que dans cette optique des représentant du secteur énergétique libyens ont été reçus hier au siège de la Direction générale de la compagnie où il y a concertation autour des perspectives de coopération bilatérales. M. Ould Kaddour indique, par ailleurs, que la récupération de quantité de gaz au niveau du gisement pétrolier de Sonatrach n’a point d’impact négatif sur la production de ces mêmes gisements. «Ces quantité de gaz sont exploitées seulement en cas de besoin» explique-t-il citant l’exemple de la solidarité de Sonatrach avec ENI contraint à des difficultés d’approvisionnement de gaz après le récent incident survenu en Autriche. En ce sens «la demande formulée par l’ENI a été satisfaite en deux heures» dira-t-il. 

In: El moudjahid du 21/12/2017

 

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